Je suis
Stéphanie

Vivre autrement
Cette dernière année a été pour moi bien plus qu'un voyage sur les routes du Canada et des États-Unis avec ma famille. Elle m'a offert l'occasion de me questionner sur le sens que je donne à ma vie et sur la manière dont je souhaite avancer, au plus près de ce qui est juste pour moi.
Une aventure que je rêvais de vivre depuis longtemps, portée par le désir de sortir du quotidien, de savourer la vie à un autre rythme, au cœur d'espaces incroyables.
L'instruction de mes enfants m'a également permis de mieux comprendre leur fonctionnement et de découvrir d'autres façons de les accompagner, au plus près de leurs besoins et de leurs motivations.
J'en reviens riche de rencontres, de découvertes, de moments merveilleux et d'autres plus éprouvants. J'ai appris à m'adapter, à lâcher prise, à accueillir l'imprévu et parfois à puiser dans des ressources que je ne soupçonnais même pas.
Cette expérience m'a confrontée à la résilience et m'a rappelé combien la vie peut être imprévisible, combien il est précieux d'apprendre à faire avec ce qui se présente, plutôt que de vouloir tout maîtriser.
La beauté et la douleur des derniers instants
D'autres expériences, bien différentes, ont également marqué mon chemin et ma manière d'aborder l'existence.
La maladie soudaine de mon papa et son choix concernant sa fin de vie m'ont confrontée, pour la première fois, au dernier souffle. Six mois plus tard, le décès paisible, bien qu'inattendu, de ma maman m'a ramenée une nouvelle fois à ce passage mystérieux.
Deux départs douloureux, mais aussi empreints d'une grande beauté. Je ressens aujourd'hui une immense gratitude d'avoir pu les accompagner comme je l'ai fait et de partager avec eux ces derniers instants.
Ces passages m'ont fait prendre conscience du manque d'écoute et de soutien qui peut entourer la fin de vie et le deuil. Ils ont fait naître en moi le désir d'ouvrir, à mon tour, un espace de présence et d'écoute pour accompagner ces passages. Un désir qui prend peu à peu forme et trouvera bientôt sa place dans mon cheminement.
À la rencontre de moi-même
Quelques années auparavant, ma curiosité m'a amenée à découvrir la kinésiologie.
Poussée par un puissant appel intérieur, j'ai entrepris une formation qui m'a ouvert les portes d'un monde jusque-là inconnu, mais surtout celles de ma propre rencontre.
J'ai appris à explorer mes parts d'ombre et de lumière, à écouter davantage ce qui se vit en moi et à renouer avec ma tête, mon cœur et mon corps, pour ne plus les vivre séparément, mais en faire des alliés.
Peu à peu, quelque chose a changé dans ma façon de me percevoir et d'entrer en relation, laissant place à des échanges toujours plus authentiques et profonds.
Devenir maman
La naissance de mon fils, en 2017, a renforcé ma curiosité et ma fascination pour les liens qui nous unissent.
Cinq ans plus tôt, j'ai découvert la maternité avec l'arrivée de ma fille. Une expérience qui a profondément bousculé mes repères et m'a amenée à chercher un accompagnement pour mieux comprendre certaines peurs, croyances et émotions qui influençaient ma manière d'être maman, femme et épouse.
J'ai alors découvert la subtilité des liens entre parents et enfants.
D'un univers à l'autre
Après mes études de graphisme, j'ai quitté mon cocon familial pour vivre en Angleterre. Loin de mes repères, je me suis retrouvée face à moi-même et j'ai peu à peu acquis une nouvelle sécurité intérieure.
À mon retour, j'ai travaillé dans des agences de communication, puis dans des magasins de vêtements.
De ces expériences, je garde avant tout l'amour des gens, des rencontres et des échanges.
Depuis toute petite…
Ma sensibilité me permet de percevoir et de ressentir bien des choses au-delà des mots prononcés. Mais pendant longtemps, je n'ai pas vraiment su quoi faire de tout ce que je ressentais.
Enfant discrète, « gentille », habitée par une peur intense de décevoir, j'ai appris à garder pour moi une grande partie de ce que je vivais. Ne pas faire de bruit, ne pas déranger, prendre le moins de place possible.
Mon langage, riche d'onomatopées, était essentiellement compris par mes proches, et tout particulièrement par ma grande sœur.
Elle a aussi une place précieuse dans mon cheminement. Par ses expériences et sa manière d'avancer, elle m'ouvre parfois de nouvelles perspectives, me donnant à mon tour l'élan d'oser et d'explorer mon propre chemin.
C'est à 9 ans, à la suite d'une situation devenue trop lourde à l'école, que j'ai commencé timidement à m'exprimer.
Pendant longtemps, j'ai repoussé la plupart de mes sensations, comme si mon esprit et mon corps ne parvenaient pas à se comprendre.
Toujours en chemin
Cette petite fille sensible est encore bien présente aujourd'hui. Il m'arrive toujours de ne pas exprimer ce que je traverse, de porter des masques pour cacher ma vulnérabilité.
J'apprends peu à peu à les laisser tomber, à m'accueillir telle que je suis, avec mes forces, mes fragilités et mes contradictions.
Je suis, moi aussi, toujours en chemin. Je n'ai pas tout vécu, pas tout compris et je ne détiens pas les réponses aux questions de chacun.
Je continue d'apprendre à me connaître, à accueillir ce qui me traverse et à me laisser surprendre par la vie.
